Le temps

Le temps
Devant une feuille blanche, la plume à la main, j'écoute le temps qui passe.Ecoute, il est triste. Tout le monde lui en veut. Les vieux s'attristent « le temps a coulé trop vite et me voici avec mes vieux os », les parents se plaignent « Et ce dossier que je dois rendre dans à peine une semaine ! », les enfants s'impatientent « Quand je serai grand... ». Alors le temps ne sait plus où se mettre. Il pleure. Et voici que tous en ch½ur lui reprochent « Tiens, voilà le mauvais temps ! ».

# Posté le dimanche 04 septembre 2005 13:48

Je t'ai fait mal

Je t'ai fait mal
Lentement dans mes veines il se propage
Cruellement mon esprit il ravage
Il détruit, il meurtrit, il empoisonne
Et dans la solitude il m'emprisonne

Seule. Recroquevillée sur moi-même
Seule. Noyée sous le poids de ma peine
Blessée en plein c½ur je crie ma douleur
Je pleure mon malheur... Brisée, je meurs

Je ne suis rien sans toi, ne t'en va pas
Rien qu'un pantin sans but, reste avec moi
Cette distance nouvelle me perd
Ton lourd silence peu à peu m'enterre

Je t'ai fait mal et tout s'est effacé
La confiance, le partage... envolés
J'ai encore déchiré mon amour
J'ai apporté du noir, comme toujours

Lentement il se propage dans mes veines
Cruellement il ravage mon poème
Il anéantit, il ruine, il défait
Puis il rit de me voir désemparée
Le regret

# Posté le dimanche 04 septembre 2005 13:41

Lui

Lui
Ne parlons pas de moi, non, parlons de lui.
C'était seulement la deuxième fois que je le voyais, et pourtant... Une envie s'est emparée de ma chair, celle de l'admirer... Comme si de droit son c½ur me revenait, comme si au nom d'un sourire égaré nos vies devaient se lier.
Ma tête depuis des heures et des heures bouillonne. Ton image me quitte progressivement... Elle qui me hantait depuis tant de temps. Devenue doux souvenirs sans regret. Ce sont ses mots à lui qui chantent maintenant à mon oreille, et ses gestes ravissants qui me reviennent. Quand mes lèvres bougent c'est de lui que je veux parler. Quand je ferme les yeux ce sont les siens qui se substituent aux miens. Quand j'écris il me semble que chaque lettre ne peut être plus belle qu'en le décrivant. Quand... Quand j'y étais je tressaillais à l'idée de le savoir si près...
Et pourtant et pourtant et pourtant
Je me sentais seule. Ses compliments transcrivaient la complicité et ses cajoleries l'amitié.
C'est dans les bras d'un autre que je m'en suis allée guérir ma tristesse.
En vain.

# Posté le lundi 11 avril 2005 11:31

Saleté

Saleté
Empoisonnée. Il suffit de regarder ma peau, mes lèvres, mes mots, pour constater que sa conquête de mon être est maintenant achevée. Le voyant comme un allié qui m'apportait réconfort et sécurité, j'ai pensé qu'il était là pour m'aider... Mais doucement dans chaque instant de ma vie il s'est imposé. Et arrêtez de me dire qu'il sert à avancer ! Vous ne savez pas ce qu'il m'a fait... Arrêtez de me dire qu'il faut l'aimer pour progresser ! Car c'est d'un amour passionné qu'à lui je me suis attachée...
Il faut maintenant que vous compreniez, qu'il m'a donné des ailes pour me couper les pieds... Et n'étant pas ange ces ailes ne me sont d'aucunes utilité. Ainsi, devenue infirme, je reste arrêtée devant un passé que je devrais accepter. Oui, c'est cela, cette saleté d'espoir m'empêche de voir la vérité.

# Posté le dimanche 03 avril 2005 07:11

Modifié le lundi 11 avril 2005 11:38

L'attente

L'attente
C'est une douleur bien étrange que l'attente. D'abord elle vous pénètre dans un cri aigu « Bientôt ! » Puis tranquillement elle entame son voyage dans votre corps, s'amusant à le faire trembler et sursauter au moindre bruit qui pourrait être...
Et après s'être paisiblement promenée dans vos membres, elle décide d'aller se nicher dans votre ventre où à l'enceigne de sa nouvelle demeure elle grave « Et si ».
Une fois confortablement installée, voilà qu'elle invite son ami le temps ! Et vous ? « et si et si et si et si »...
Et ainsi chamboulé, votre coeur à son tour décide de donner son avis. Après tout, dans cet instant indépendant, toutes les pensées sont permises ! C'est l'ultime moment où vous pouvez tout imaginer... le beau comme le mauvais. N'est-ce pas palpitant ?
Et puis
finalement

# Posté le dimanche 03 avril 2005 07:02